Écrit le 10 août 2026
Sujet 1 sur 8 du plan du carnet
Combien coûte vraiment un site internet pour un artisan ?
Vous demandez un prix, on vous répond « ça dépend », on vous propose un rendez-vous, et vous raccrochez sans savoir si c’est mille euros ou dix mille. Voici les chiffres.
C’est la première question, et presque personne n’y répond. Vous demandez un prix, on vous répond « ça dépend », on vous propose un rendez-vous, et vous raccrochez sans savoir si c’est mille euros ou dix mille.
Je vais donc écrire les chiffres. Ce sont les miens, ils sont sur la page des tarifs, et ils ne bougent pas selon la tête du client.
Les trois prix, en clair
Un site de présentation d’une seule page : 690 €, en ligne sous deux semaines. Un site de cinq à sept pages, avec vos textes écrits à partir d’un entretien et une galerie de vos chantiers : 1 690 €, en trois à quatre semaines. Le même, avec une page par commune et le travail de référencement qui va avec : 2 890 €, en cinq à six semaines.
Au-delà, quand il ne s’agit plus d’un site mais d’un outil qui gère votre activité, c’est du sur mesure à partir de 4 900 €, et ça se chiffre après un premier échange.
Trente pour cent à la commande, le solde à la livraison. Au-dessus de 1 500 €, le paiement se fait en trois fois sans frais.
Un prix caché n’est pas un prix élevé. C’est un prix qui s’adapte à ce qu’on croit que vous pouvez payer.
Ce qui est compris, et qu’on facture souvent à part
Le détail compte plus que le montant. Dans les trois formules, sont compris : la première année de nom de domaine et d’hébergement, la création ou la reprise de votre fiche Google, l’affichage correct sur téléphone, et deux séries de corrections.
Deux séries de corrections, c’est deux retours groupés et complets. Au-delà, c’est 60 € TTC de l’heure — et c’est écrit dans mes conditions de vente, pas découvert sur la facture.
Le nom de domaine est enregistré à votre nom. Cela paraît évident ; ça ne l’est pas. Un domaine déposé au nom du prestataire, c’est un site qu’on ne peut pas emporter.
Le vrai coût est celui de la deuxième année
Le prix d’un site ne se juge pas au premier chèque. Il se juge sur trois ans.
La première année d’hébergement et de domaine est comprise. Ensuite, deux possibilités : soit une maintenance à 39 € par mois, qui couvre l’hébergement, le domaine, les mises à jour, les sauvegardes, la surveillance et les petites corrections ; soit rien du tout, et l’hébergement vous est refacturé au coût réel.
Le point qui compte : la maintenance n’est jamais obligatoire. Le site vous appartient dès le solde réglé, sources et accès compris, et vous pouvez le faire héberger où vous voulez. Si quelqu’un vous explique que votre site cessera de fonctionner le jour où vous arrêtez de payer, ce n’est pas une maintenance qu’on vous vend, c’est une location.
Pourquoi les écarts sont si grands d’un devis à l’autre
Vous avez peut-être en main trois devis : 500 €, 2 500 € et 9 000 €. Ils ne décrivent pas le même travail.
À 500 €, on installe un modèle et on remplace le texte. Ça peut suffire si vous voulez seulement exister quelque part. Ce que vous n’aurez pas : des textes écrits pour votre métier, un travail sur ce que les gens tapent réellement, et quelqu’un qui décroche dans deux ans.
À 9 000 €, il y a souvent plusieurs personnes : un commercial, un chef de projet, un graphiste, un développeur. Le travail est parfois excellent. Mais vous payez aussi les trois personnes qui se transmettent votre dossier, et vous n’en rencontrerez qu’une.
Entre les deux, ce que je vends : une seule personne, qui écrit, qui construit, et qui répond au téléphone. Il n’y a pas de couche intermédiaire à financer.
Les postes qu’on oublie de vous chiffrer
Trois choses coûtent de l’argent et n’apparaissent presque jamais sur un devis.
Vos textes. Si vous ne les écrivez pas, quelqu’un doit le faire. Dans la formule à 1 690 €, ils sont écrits à partir d’un entretien avec vous — c’est compris. Ailleurs, c’est souvent « le client fournit les contenus », et le site attend six mois dans un tiroir.
Vos photos. Un site d’artisan sans photo de chantier se lit comme un dépliant. Si vous n’en avez pas, il faut les faire, et c’est du temps.
Le temps que ça vous prend. Un entretien, une relecture, deux retours. Ce n’est pas énorme, mais ce n’est pas zéro, et un prestataire qui vous dit que vous n’aurez rien à faire vous prépare un site qui ne vous ressemble pas.
Comment lire un devis en cinq minutes
Cinq questions suffisent à trier trois propositions.
- Le prix est-il ferme, ou « à partir de » ? Un « à partir de » sans plafond n’est pas un prix.
- Qui possède le nom de domaine et le code, une fois payé ?
- Combien de corrections sont comprises, et combien coûte la suivante ?
- Que se passe-t-il si j’arrête la maintenance ?
- Quelle est la date de mise en ligne, écrite sur le devis ?
Si les cinq réponses sont écrites, vous pouvez comparer. Si trois sur cinq sont « on verra ensemble », vous ne comparez plus des prix, vous comparez des intentions.
Combien devriez-vous mettre, vous ?
Une réponse honnête dépend d’une seule chose : d’où viennent vos clients aujourd’hui.
Si tout vient du bouche-à-oreille et que vous ne cherchez pas à grandir, la formule à 690 € fait le travail. Elle sert à ce qu’on vous retrouve, qu’on voie ce que vous faites, et qu’on appelle. C’est déjà l’essentiel.
Si vous voulez que des gens qui ne vous connaissent pas vous trouvent, il faut du contenu, et le contenu a un prix. C’est la formule à 1 690 €, et celle à 2 890 € si vous vous déplacez sur un territoire large.
Et si vous passez vos soirées à rattraper des plannings dans un carnet, ce n’est peut-être pas d’un site que vous avez besoin.
Ce que je ne vous vendrai pas
Je ne vends pas de position sur Google, parce que personne ne peut la garantir. Je ne vends pas d’abonnement obligatoire. Et je ne vends pas de site à quelqu’un qui n’en a pas besoin — c’est arrivé, et je préfère le dire au téléphone que six mois plus tard.
Si vous voulez savoir laquelle de ces trois formules est la vôtre, appelez-moi. Un quart d’heure suffit, et si aucune ne convient, je vous le dis aussi.
Ce qu’il faut retenir
Le prix d’un site ne se juge pas au premier chèque, mais sur trois ans — et surtout sur ce qu’il vous reste le jour où vous cessez de payer.
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